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Mise en œuvre d’un programme de mobilité de la main-d’œuvre qualifiée

Le Canada doit se doter d’un programme de mobilité de la main-d’œuvre qualifiée intégré à notre régime fiscal. Le personnel de vente, les professionnels et les travailleurs des industries de la construction et de l’entretien peuvent déduire de leur revenu leurs frais de déplacement, de repas et d’hébergement alors que les travailleurs qualifiés n’ont pas droit aux mêmes conditions. Ainsi, cette situation est fiscalement inégale. Un programme de mobilité de la main-d’œuvre qualifiée pourrait être géré comme une déduction d’impôt, un crédit d’impôt, une subvention à même le régime d’assurance emploi ou d’une autre manière. Peu importe les modalités du programme, les travailleurs qualifiés méritent un traitement équitable à cet égard.

« De nombreux projets en Ontario sont reportés ou annulés, car les entrepreneurs ont du mal à attirer des ouvriers spécialisés pour voyager à une distance importante de leurs projets, tout en étant des gens de métier Canadiens qualifiés qui sont au chômage. Actuellement, il y a une inégalité dans la Loi de l’impôt sur le revenu entre un vendeur et un ouvrier de la construction. Il est temps que nous changeons cela et que nos gens reviennent au travail! »affirme Patrick Dillon, Directeur des affaires et Secrétaire-trésorier du Conseil provincial des métiers de la construction de l’Ontario.

Investissement dans l’infrastructure énergétique

Les syndicats des métiers de la construction appuient depuis longtemps l’aménagement d’une infrastructure énergétique donnant des emplois aux Canadiens d’un océan à l’autre. À titre comparatif, le transport de ressource énergétique par oléoduc génère de 61 à 77 pour cent moins de gaz à effet de serre que le transport ferroviaire selon une étude de l’Université de l’Alberta. Ce mode est largement sécuritaire! L’étude a découvert que pour le déplacement de grandes quantités de bitume sur de longues distances, les oléoducs génèrent beaucoup moins de gaz à effet de serre. Par conséquent, la construction d’un corridor énergétique national comportant des oléoducs est essentielle pour le transport de nos ressources vers les marchés.

« Les projets tels que l’oléoduc Trans Mountain, LNG Canada et Énergie Est, notamment, sont essentiels à l’économie canadienne. Ces projets de construction créent beaucoup d’emplois bien rémunérés pour les travailleurs qualifiés et, dans certains cas, il s’agit de projets d’envergure nationale qui peuvent générer d’importantes retombées partout au pays »relate Terry Parker, Directeur général des métiers de la construction de l’Alberta.

Ententes sur les avantages communautaires dans les projets d’infrastructure publique

Les ententes sur les avantages communautaires (EAC) peuvent garantir des emplois, de la formation et des salaires équitables aux résidents et aux groupes locaux admissibles qui sont traditionnellement sous-représentés dans les métiers, dont les apprentis, les travailleurs autochtones et les femmes. Avec des salaires, de la formation et des ratios convenus, les EAC peuvent aussi garantir l’exécution des projets selon les budgets et les échéanciers; ils favorisent la responsabilité et la transparence. Pour une économie prospère au bénéfice de tous les citoyens et toutes les collectivités au pays, il faut nécessairement investir dans tous les Canadiens. Les ententes sur les avantages communautaires permettent de réaliser cet objectif.

« L’investissement de fonds publics en infrastructure devrait créer plus que des écoles, des hôpitaux ou des ponts à la fin des projets ; il devrait créer des emplois pour les citoyens locaux qualifiés et des opportunités de formation pour les jeunes qui souhaitent faire carrière dans l’industrie de la construction. L’embauche prioritaire des travailleurs locaux permet également à ce que l’argent gagné dans la communauté soit dépensé dans la communauté et renforce ainsi l’économie locale. Les EAC augmentent potentiellement l’embauche de travailleurs locaux, la formation des jeunes et le développement économique communautaire tout en permettant la construction d’infrastructure publique nécessaire »partage Tom Sigurdson, Directeur général des métiers de la construction de la Colombie-Britannique.

Soutien à l’apprentissage

Avec des formations offertes par certains des instructeurs les plus chevronnés de la construction dans un environnement sécuritaire, les diplômés du programme d’apprentissage obtiennent les qualifications nécessaires donnant accès à des salaires et des avantages sociaux pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. Les opportunités de formation continue et de perfectionnement des compétences, quant à elles, peuvent combler les besoins évolutifs des entreprises et de l’industrie en matière main-d’œuvre qualifiée adaptée. Un système syndical robuste d’apprentissage et de formation permet également le rétablissement d’une classe moyenne canadienne, de la dignité et de la sécurité dans le milieu de travail. Le soutien à l’apprentissage est ainsi une pierre angulaire du développement de la main-d’œuvre qualifiée dans les métiers de la construction.

« En investissant dans le perfectionnement des compétences par l’apprentissage et le développement, les employeurs augmentent le bassin de travailleurs qualifiés dévoués, la productivité et les profits. Le soutien à l’apprentissage est un investissement dans notre avenir »affirme Michel Trépanier, Président du Conseil provincial des métiers de la construction du Québec.

Révision du projet de loi C-69

Le Sénat du Canada pèse actuellement les pour et les contre du projet de loi C-69. Sous sa forme actuelle, le projet de loi diminuerait la compétitivité internationale de l’industrie pétrolière et gazière canadienne et constituerait une barrière importante aux futurs investissements, menaçant ainsi des emplois au pays. Il compliquerait davantage le système avec une incertitude accentuée dans les processus de révision de projet et d’évaluation environnementale. Les révisions de projet font maintenant régulièrement l’objet d’appels et de litiges; cette situation génère de l’incertitude et est inacceptable. Le gouvernement canadien doit donc prendre le temps de réviser le projet de loi C-69 et le corriger avant qu’il soit adopté.

« Il faut absolument que le gouvernement canadien adopte un bon projet de loi C-69 du premier coup, car nous n’avons pas de marge d’erreur. Personne ne profitera de la création de barrières inutiles à l’investissement »relate Darin King, Directeur général des métiers de la construction de Terre-Neuve-et-Labrador.